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  • Suzanne Braun Levine: Inventing the rest of our lives

Etudes, Documents

30 juin 2008

Souvenirs et mémoire

Voici un poème de Stephen Sondheim, compositeur américain , né en 1930 (78 ans) qui vient de recevoir les Awards américains.

Il s’agit d’un poème sur la vie et les souvenirs, et combien on perd la mémoire des choses les plus extraordinaires comme la neige, le ciel, la glace dans les rues,  et les feuilles, et les parcs avec leurs arbres, et les enfants et les abeilles…

Et on ne se souvient plus très bien, mais on donnerait bien une journée de sa vie juste pour se souvenir de ce qu’est le ciel et son bleu cobalt.

Absolument superbe – Encore un peu plus, si vous avez autour de vous un proche qui se perd dans sa mémoire.

I REMEMBER

I remember sky --
It was blue as ink.
Or at least I think
I remember sky

I remember snow --
Soft as feathers
Sharp as thumbtacks
Coming down like lint
And it made you squint
When the wind would blow

And ice, like vinyl on the streets,
Cold as silver, white as sheets,
Rain like strings
And changing things
Like leaves.

I remember leaves --
Green as spearmint, crisp as paper
I remember trees --
Bare as coat racks
Spread like broken umbrellas.

And parks and bridges, ponds and zoos,
Ruddy faces, muddy shoes.
Light and noise
And bees and boys
And days.

I remember days --
Or at least, I try.
But as years go by
They're a sort of haze.

And the bluest ink
Isn't really sky.
And at times, I think
I would gladly die
For a day
Of sky.
 

 

28 juin 2008

L'age et la politique

Je n’ai jamais écrit sur un sujet politique jusqu’à présent. Mais les élections américaines me semblent un terrain de choix pour parler de l’âge et de la politique.

 

S’il est élu, M. McCain aura 72 ans, le plus vieux chef d’état américain. Quant à M. Obama, il aura 47 ans, à peine plus âgé de M. Kennedy ou Bill Clinton quand ils ont été élus.

 

M. McCain appartient à la période des pré- boomers et ses références en terme de pop musique sont les Beach Boys. M. Obama, quant à lui, est un post-boomer, donc après la  période qui s’est battue sur la thématique du genre/sexe (libération de la femme, avortement, pilule) et de la race (conflits raciaux). Ses références sont plutôt Jay-Z.

 

Bill et Hillary Clinton font partie de la cohorte des boomers, mais pourtant Ted Kennedy, (né en 1932 – 76 ans)  le patriarche de la famille Kennedy et Sénateur, les a trouvés « has been », trop vieux dans leurs modes de pensées et de fonctionnement et a préféré endosser un homme de la génération suivante, M. Obama.

 

Je ne rentrerai pas dans les idées politiques. Quelques faits relatifs à l’âge m’interpellent :

-          Si M. McCain faisait comme M. Dole et se prenait les pieds dans un tapis, on dirait

tout de suite qu’il ne tient plus sur ses pieds et qu’il est trop vieux. Même chose s’il se trompait au cours d’un de ses discours.

Si M. Obama faisait la même chose, tout le monde rirait

 

-          Si M. McCain prenait quelques jours de congés, tout le monde penserait qu’il ne tient

pas la distance et qu’il n’a plus l’énergie de ses 20 ans ou de ses 47.

 

-          D’après des sondages, de nombreuses personnes de 70 ans et plus, parfaitement

conscientes des changements que le fait de vieillir apporte, même si elles travaillent encore ou sont très actives, donc ces personnes âgées trouvent qu’il faudrait quelqu’un de plus jeune et de plus réactif pour conduire un si grand pays dans un monde en si fort changement.

 

-          L’image compte aussi beaucoup : M. Obama fait jeune et dynamique. M. McCain

parait son âge et parfois plus. En fin de journée, il fait même carrément vieux.

 McCain Obama

-          L’impression de maturité et d’expérience joueront beaucoup dans ces élections.

Quand l’équipe de M. McCain affirme que M. Obama manque d’expérience, on lui dit, en fait, qu’il est trop jeune.

 

Mais est-on trop jeune à 47 ans pour comprendre et adapter un pays à un shift fondamental du monde ?

Dans ce monde de communication permanente, de changements ultra rapides et de plus en plus rapides, que révèle le fait de monter une campagne du style web 2.0, très collaborative, utilisant toutes les nouvelles technologies et modes de communication des jeunes ?

 

Est-on trop vieux à 72 ans (76 ans à la fin du premier mandat) ?

De plus en plus de jeunes seniors de 80 ans, toujours actifs, ne le pensent pas.

Mais est-ce bien raisonnable ?

26 juin 2008

Un photophone pour seniors

Les photophones viennent de faire un grand pas en avant, grâce au dernier modèle de General Electric.

 

Celui de General Electric fait appel à la technologie du Caller ID.

 

La technologie du Caller ID vous permet, quand le téléphone sonne, de savoir qui appelle. Au départ, c’était uniquement grâce au numéro de téléphone. Puis, ce fut numéro + nom de la personne.

 

Le photophone est un téléphone maison, avec un écran, qui vous permet de voir des photographies qui défilent, photographies de vos enfants, petits enfants, amis, photographies que vous avez rentrées dans l’écran grâce à une carte mémoire.

 

Jusque là, rien d’exceptionnel.

 

Le nouveau modèle de General Electric utilise les 2 technologies. Désormais, quand le téléphone sonne, s’affiche à l’écran la photographie de la personne qui appelle (bien sur, si vous l’avez rentrée). Pour une personne âgée qui se perd un peu dans les prénoms de ses petits enfants, qui commence à avoir des pertes de mémoire, ou qui n’arrive plus bien à lire les chiffres, cet appareil  représente un avantage considérable.GE Photophone

 

Et quand le téléphone ne sonne pas, les photos en mémoire continuent à défiler comme avant.

 

Je ne suis pas sure que ce modèle est déjà en vente en France. Il l’est déjà aux Etats Unis, où il connait un grand succès. Je l’ai trouvé en vente sur le site de Target (www.target.com) sous la référence 27956FE1 – GE Photophone with Caller ID

24 juin 2008

Le cerveau d'une femme de 115 ans - Les mystères du vieillissement

J’ai adore cette histoire trouvée dans The Guardian, (www.guardian.co.uk), un journal anglais, la semaine dernière.

C’est l’histoire d’une femme hollandaise, Henricke Van Andel-Schipper, qui est morte en 2005, à l’âge de 115 ans, d’un cancer de l’estomac. Jusqu’à sa mort, elle a été extrêmement alerte et en pleine possession de ses moyens psychiques et psychologiques. A 82 ans, elle a fait don de son corps à la science. A 111 ans, elle a appelé l’Université de Groningen, Pays Bas, pour être sure que son corps avait de l’intérêt pour la science. Elle a été testée en parfait état à 112 et 113 ans.

Son cerveau a été analysé après sa mort et les résultats seront bientôt publiés dans le numéro d’aout de la revue “Neurobiology of ageing”.

Peut etre son corps aidera-t-il a comprendre pourquoi certaines personnes vieillissent si jeunes et d’autres restent jeunes jusqu’à un age avancé.

A Dutch woman who appeared mentally sharp up to her death at the age of 115 showed few signs of the diseases commonly associated with declining minds in old age, a study has found.

Henrikje van Andel-Schipper was recognised as the oldest living person in the world before her death from stomach cancer in 2005.

When she was 82, Van Andel contacting the University of Groningen offering to donate her body to science. She called again at 111, worried she might no longer be of interest.

After her death, Professor Gert Holstege, of the university, studied her brain for common signs of ageing such as the hardening of arteries and build-up of proteins associated with Alzheimer's disease.

"Everybody was thinking that when you have a brain over 100 years, you have a lot of problems," Holstege said. "This is the first [extremely old] brain that did not have these problems."

Holstege had tested Van Andel's cognitive abilities when she was 112 and again at 113. Although she had problems with her eyesight, she was alert and performing better than the average 75-year-old.

Dr Murali Doraiswamy, of the Centre for Ageing at America's Duke University, who was not associated with the study, said Holstege's work was unusual and valuable.

"It's very rare to be able to do not only a postmortem, but also be able to have tested her two, three years before she died. For a scientist, getting the opportunity to study someone like that is like winning the lottery."

Holstege's findings will be published in the August edition of Neurobiology of Ageing.”

 

22 juin 2008

Connaissez vous IKAN ?

Dans Morningnewsbeat, (www.morningnewsbeat.com), il y avait un article sur un nouveau service qui n’en est qu’à ses débuts, mais qui devrait complètement révolutionner la façon dont nous faisons nos courses.

Pour le moment, le système n’est valable que dans la région de New York, USA, avec la chaine D’Agostino jouant les pilotes. Mais je crois fortement à ce genre de système.

Le principe est le suivant : Vous avez  un instrument appelé IKAN(www.ikan.net)  installé dans votre cuisine. A chaque fois que vous avez terminé un ingrédient dans la cuisine (sucre, pates, lessive …) vous scannez l’emballage avec l’Ikan. Celui-ci mémorise le fait que cet article est manquant. Il fait la liste de tous articles manquants. A la fin de la semaine ou de la quinzaine, vous regardez la liste, y ajoutez des éléments, ou en enlevez, passez votre commande online à un distributeur qui viendra vous livrer.

Les avantages sont innombrables : Vous savez immédiatement ce qui vous manque, vous etes livré, vous n’avez pas besoin de passer 2-3 heures par semaines à faire les courses, vous économisez sur votre facture de transport …

Personnellement, je crois beaucoup dans le futur de tels équipements, surout dans le contexte d'une population qui vieillit. Encore faut-il que les distributeurs s’y mettent et vous permettent de faire vos achats online.

« In the New York Times this morning, technology columnist David Pogue offers his assessment of the Ikan system now being piloted by D’Agostino’s.

Excerpts:

• “The mission of this $400 device is to eliminate trips to the grocery store. The hardware component is a bulbous bar code scanner, dressed up in Any-Décor White and mounted on a countertop stand, an undercabinet bracket or a wall mount. It offers a color screen on the front, a laser scanner underneath and a Wi-Fi antenna inside that connects to your home wireless network.

“Each time you’re about to throw away an empty container — for ketchup, cereal, pickles, milk, macaroni, paper towels, dog food or whatever — you just pass its bar code under the scanner. With amazing speed and accuracy, the Ikan beeps, consults its online database of one million products, and displays the full name and description … After a few days of this, you can review the list online at Ikan.net - and if everything looks good, click once to have everything delivered to your house at a time you specify.

• “Reactions to this gizmo are all over the map. Old-school homemakers may consider it a silly redundancy. How much more effort is it, they ask, to maintain a handwritten list? And isn’t going to the grocery store more than just a time drain? Isn’t it also a little outing, a small source of pride and accomplishment, an opportunity for social interaction?

“Other people can’t believe the amount of time this system saves. You’ve just compressed a two-hour weekly errand into about 10 minutes. All you have to do is approve the illustrated, error-proof online shopping list, and then let somebody else battle the traffic, haul the bags and pay for the gas.”

• Saying that the service is not quite as well integrated as Peapod’s, nut nevertheless calling it the food equivalent of Netflix, Pogue writes: “Most of the Ikan’s weaknesses stem from its fledgling status, not from design or concept problems. It’s incredibly solid and speedy in performing its central functions: recognizing your home network, identifying products you’re scanning and transmitting them instantly to the Web. Even teenagers won’t forget to add things to the list, since it’s so much fun to scan them.

“But the Ikan’s appeal will grow as the company develops partnerships with more store chains, as the features grow and as the steep price goes down.”

And, he writes, “the time savings are truly gigantic. For a delivery charge of $6 to $8, you save a couple of hours a week and you gain incredible convenience. At the very least, you can use the home delivery option for staples — the stuff you always buy — and visit the actual store just for the elective items, or things you want to hand-pick.”

 

19 juin 2008

Seniosphere sur M6 ce soir à 18h45 dans l'mission 100% Mag

Senioshere présente ses outils de Seniosimulation ce soir jeudi 19 juin à 18h45

5 minutes de  reportage sur un homme de 30 ans qui s’est mis une journée entière « dans la peau d’un Senior » en endossant SAMO, le simulateur du vieillissement de Seniosphère. Il revoit sa cuisine sous un autre angle, va faire des courses dans un supermarché, conduit une voiture et partage ses sensations, ses émotions tout au long de cette expérience.  S. Schmitt explique ce pour quoi SAMO est utilisé par Seniosphère :  un outil pour les développeurs de nouveaux produits ou services, un outil de formation pour le personnel des maisons de retraite afin de permettre une meilleure adéquation des produits et services aux besoins des Seniors.

 

L’émission 100% Mag

A travers des faits marquants ou anecdotiques, 100% Mag» fait découvrir et comprendre les événements, les phénomènes et les évolutions qui marquent la société et influencent le quotidien.

 

Donner un sens à sa retraite

J’ai beaucoup voyagé ces dernières semaines, faisant de nombreuses conférences sur le marketing aux seniors et surtout comment concevoir et adapter des produits et services pour les besoins o combien différents de 55 à 90 ans.

 

Quand je voyage, je cherche toujours à loger dans des hôtels de charme ou rester dans des B&B aux propriétaires accueillants.

 

C’est ainsi que j’ai rencontré Geneviève, propriétaire d’un B&B dans la région de Marseille.

 

Son histoire est tellement en accord avec tout ce qui se passe actuellement dans cette génération des 55-65 ans, que je ne peux m’empêcher de vous la raconter. C’est pour cela que Geneviève ne s’appelle pas réellement Geneviève.

 

Geneviève a maintenant 62 ans. Pendant toute sa vie, elle a vécu à Marseille. Elle travaillait, s’est mariée avec Jacques avec qui elle a vécu 30 ans et a eu 3 enfants.

 

Puis, Jacques est parti à la retraite alors qu’elle a continué à travailler encore pendant un an. Ensemble, ils ont réfléchi à ce qu’ils voulaient faire des 20-30 ans qu’il leur restait à vivre. Ils réfléchissent également à leur relation, chacun d’entre eux ayant eu une vie très active et leur temps commun étant devenu pauvre.

 

Ils décident alors de passer plus de temps dans une ferme qui était dans la famille, dans l’arrière pays. De ferme, elle n’avait plus que le nom puisqu’elle était assez en ruine et  il ne restait plus qu’un grand bout de jardin à la place des terres.

 

Jacques s’attelle à la reconstruction. Quelques mois plus tard, Geneviève part elle aussi à la retraite et se joint à ce projet de reconstruction. Puis, tout d’un coup, les choses se compliquent.

 

Jacques tombe malade et meurt très rapidement. A 58 ans, Geneviève se retrouve toute seule, sans vraiment beaucoup de but dans la vie. Les enfants sont partis, ont leur propre famille, elle a arrêté de travailler. Elle si active se retrouve avec des journées vides, sans obligations, sans véritable élan. La dépression arrive.

 

La suite de l’histoire est très positive. Geneviève décide de se donner un but, investit tout son argent dans la reconstruction de la ferme et la transforme en B&B. Non pas tant pour l’argent que pour la possibilité de rencontrer d’autres personnes, d’avoir quelqu’un à qui parler, d’avoir des obligations dans la journée, d’avoir une activité.

 

Elle regrette beaucoup Jacques car la solitude est forte. Le dialogue, la complicité lui manquent cruellement. Mais elle a repris gout à la vie et s’est reconstruite. Elle a donné un sens à sa retraite en passant beaucoup de temps avec ses petits enfants et en gérant son B&B.

09 juin 2008

A nos 100 ans ... une émission de France2 demain

Demain soir, mardi 10 juin, à 20h50, France 2 passe une émission intitulée "A nos 100 ans"

Seniosphere participe à cette émission et présentera SAMO, son costume de simulation du vieillissement.

Sur le plateau, seront invités : Clémentine Célarié, actrice; André Célarié, le père de Clémentine Célarié; Serge Guérin, sociologue; Tsilla Chelton, actrice; Michèle Torr, chanteuse; Camille de Peretti, romancière; Michel Godet, économiste; Pascale Rouannet, de l'association ASSA Roussillon; Martin Vial, chef d'entreprise; Marion Ruggiéri, journaliste et écrivaine...

 L'allongement de l'espérance de vie induit des situations inédites dont les invités débattent. Les familles qui comprennent cinq générations ne sont, en effet, plus une rareté. Deux familles se sont déplacées, de l'aïeul au bébé de 2 mois, pour en témoigner. Un reportage raconte, par ailleurs, l'histoire d'une vieille dame qui, après une chute, doit bénéficier de soins constants.

08 juin 2008

Plus longue la vie

Plus Longue la Vie tel était le titre de l’Université de Printemps organisé par la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération ), par SilverLife Institute et parSeniosphere

2 jours de réflexions sur le vieillissement de la population et les NTIC (Nouvelles Technologies) dans un lieu de rêve, près d’Aix en Provence

2 journées pendant lesquelles se sont succédé à la tribune des sociologues, des spécialistes des nouvelles technologies, des représentants des villes et des régions, des futurologues, des économistes.

2 journées pendant lesquelles la centaine de personnes présentes lors de cette Université ont mis en commun leurs expériences et réflexions afin de mieux comprendre les conséquences de ce vieillissement de la population, les changements sociétaux qu’il engendre, les changements de mentalités, les changements dans la façon de vivre et de vieillir de cette population.

2 journées pour voir comment les nouvelles technologies sont partie prenante de ce changement, l’accompagnent

2 journées dont vous pourrez suivre les videos sur www.webcastor.tv/upfing/

Et les compte rendus sur Internet Actu (http://internetactulive.blogspot.com

Le plus important me semble-t-il est que ces 2 jours ne sont que le début de 18 mois de travaux et de réflexions sur la thématique du vieillissement et des NTIC. Je suis sure que nous aurons l’occasion d’en reparler ici.

01 juin 2008

Les seniors ainés et les déménagements

Petite discussion ce matin au supermarché du coin …. Supermarché dont 60% de ses clients ont plus de 60 ans.

 

J’y rencontre un monsieur de 80 -85 ans, que je vois souvent dans ma rue et nous entamons une discussion. Il me raconte qu’il habite dans le quartier de son enfance, là où son père avait une petite entreprise, là où tous ses copains d’école vivent encore. Copains qu’il va d’ailleurs rejoindre pour jouer aux cartes.

 

Et il me dit : « j’ai eu beaucoup de chance, j’ai voyagé, j’ai travaillé sur Lille (3km d’ici) et à Marcq (4km dans l’autre sens), et je suis allé voir la mer (à 70km) »

 

Et cela m’a rappelé une histoire qu’une amie de Charentes me racontait : que plusieurs personnes de son village n’avaient jamais pris le train et qu’elles n’étaient pas allées plus loin que Cognac.

 

Je crois que l’on a totalement tort de penser que tout le monde a beaucoup voyagé. Les 60-75 ans voyagent de plus en plus, c’est vrai. Mais les personnes ne 80 ans n’ont pas beaucoup voyagé, en général. Très souvent, elles ont habité la même ville, la même région toute leur vie, pas très loin de la maison de leurs parents. Et déménager est pour elle quelque chose d’extrêmement important, souvent un grand déracinement, puisqu’elles n’ont que très peu déménagé dans leur vie.

 

Leur univers a beaucoup changé, puisque la société a beaucoup changé ces 50 dernières années, mais cela ne veut pas dire qu’elles aient beaucoup bougé géographiquement.

 

Je crois que c’est une composante à prendre en compte quand on veut concevoir des services pour les ainées.