Souvenirs et mémoire
Voici un poème de Stephen Sondheim, compositeur américain , né en 1930 (78 ans) qui vient de recevoir les Awards américains.
Il s’agit d’un poème sur la vie et les souvenirs, et combien on perd la mémoire des choses les plus extraordinaires comme la neige, le ciel, la glace dans les rues, et les feuilles, et les parcs avec leurs arbres, et les enfants et les abeilles…
Et on ne se souvient plus très bien, mais on donnerait bien une journée de sa vie juste pour se souvenir de ce qu’est le ciel et son bleu cobalt.
Absolument superbe – Encore un peu plus, si vous avez autour de vous un proche qui se perd dans sa mémoire.
I REMEMBER
I remember sky --
It was blue as ink.
Or at least I think
I remember sky
I remember snow --
Soft as feathers
Sharp as thumbtacks
Coming down like lint
And it made you squint
When the wind would blow
And ice, like vinyl on the streets,
Cold as silver, white as sheets,
Rain like strings
And changing things
Like leaves.
I remember leaves --
Green as spearmint, crisp as paper
I remember trees --
Bare as coat racks
Spread like broken umbrellas.
And parks and bridges, ponds and zoos,
Ruddy faces, muddy shoes.
Light and noise
And bees and boys
And days.
I remember days --
Or at least, I try.
But as years go by
They're a sort of haze.
And the bluest ink
Isn't really sky.
And at times, I think
I would gladly die
For a day
Of sky.
Magnifique!
Merci de saupoudrer la journée avec la poudre magique de la poésie; c'est la poésie qui rend à l'homme son humanité, qui le fait frôler son moi intime enseveli par le quotidien, le travail, les soucis... c'est la poésie qui donne des ailes et frappe aux portes de l'éternité.
Oui parfois il faut savoir dégager son horizon de nuages noirs qui se cache derrière nos fronts soucieux et prendre de l'altitude en levant le regard sur les cadeaux de la nature. Ce n'est pas toujours l'âge qui ravit ces beautés, c'est souvent notre regard qui les néglige et se pose sur mille et une choses que nous jugeons essentielles.
J'habite une région de montagne et je suis heureuse de rencontrer sur les chemins et les sentiers escarpés ces promeneurs en retraite qui jouissent de la prodigieuse beauté de la nature et en tire leur force. Je pratique la randonnée et je suis toujours merveilleusement étonnée de trouver dans mon groupe des gens qui malgré leur quatre-vingts ans gravissent alertement la montagne. Ils côtoient la jeunesse sans le moindre complexe.
Je reste persuadée que la pratique d'un sport et le contact avec la nature maintiennent l'homme en bonne condition physique et mentale. C'est ce brin de poésie qui le pousse vers les sommets ou les chemins forestiers ou le long des plages dorées.
Activité physique et poésie sont des remèdes bien à notre portée.
Merci pour nous faire partager ce joli morceau de poésie.
Rédigé par: Nadège | le 02 juillet 2008 à 01:10