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  • Suzanne Braun Levine: Inventing the rest of our lives

Etudes, Documents

11 juillet 2008

Le financement de la retraite au Japon

Le gouvernement japonais a de plus en plus de mal à trouver l’argent pour payer les retraites.

Il faut dire que le vieillissement de la population n’est pas un vain mot au Japon. Un japonais sur 4 a plus de 65 ans. Et ce chiffre va augmenter de 50% d’ici à 2050

Payer les retraites coute très cher. Une des solutions est de pousser les gens à travailler le plus tard possible. Et il est vrai que 83% des hommes entre 55 et 64 ans continuent à travailler (la France est loin, loin derrière) et qu’ils sont encore 29% après 65 ans. Mais le travail  des  65 ans+ est souvent mal payé, précaire et rapporte peu aux caisses de l’Etat.

Le problème est que de nombreuses personnes ne payent pas les cotisations retraite et que l’argent manque. L’assurance vieillesse au Japon fonctionne à 3 niveaux : un niveau obligatoire qui concerne toute la population mais qui rapporte peu (de l’ordre de 410 euros/mois), un niveau réservé aux salariés, qui varie en fonction des salaires et qui peut rapporter de l’ordre de 1000 euros/mois. Quant au 3e niveau, il est totalement volontaire et très cher.

Le gouvernement est en train de penser à des mesures qui toucheraient beaucoup plus de gens : une forte hausse du prix des cigarettes et un relèvement de la TVA.

Cela va-t-il suffire ? de l’avis des experts, non. Il faudrait remettre à plat tout le système.

De plus en plus de pays se posent ces questions. Le financement de la retraite et son corollaire le financement des frais médicaux est au cœur des discussions des élections américaines. Même question en Allemagne, en Espagne, en Italie.

Quant à la France, elle a, pour le moment, éviter une discussion de fond et une remise à plat du système. Je ne pense pas qu’elle pourra l’éviter encore longtemps.

31 mai 2006

La retraite

J’ai regardé l’étude Axa 2006 France sur la retraite et en ai dégagé quelques éléments (www.retirement-scope.axa.com)

En Europe, hors Royaume Uni, la France est un des pays les plus convaincus de la qualité de travail des 65 ans +. On part aussi à la retraite en pleine possession de ses moyens, surtout pour les habitants de la Région Parisienne. Pourtant l’age limite acceptable de départ à la retraite semble être 62-63 ans.

La « retraite à la Française » bénéficie d’une image très positive de voyages, de tranquillité, de temps retrouvé pour sa famille. Ceci est particulièrement vrai pour les CSP+ - Seuls les Espagnols et les Japonais n’ont pas cette image positive.

Les Français bricolent, jardinent, font peu de sport, partent en excursions ou ont des activités culturelles. Les Anglo-saxons sont plus portés vers les relations avec la famille.

Quand on part en vacances, c’est la plupart du temps en France, accompagnés de sa famille ou de ses amis. Les vacances avec les petits enfants connaissent un bel avenir.

2 retraités sur 10 ont encore leurs propres parents (cela me parait peu quand je regarde autour de moi). Ce qui est frappant est l’accroissement considérable de la solidarité intergénérationnelle, dans le sens grands-parents/petits enfants. Il reste, néanmoins, que le sens de la famille est moins important en France qu’en Italie, Espagne...

Sur le plan financier, tout le monde s’accorde à dire qu’avoir fini de payer sa maison est un élément très important de stabilité et de bien être. Néanmoins, le niveau de vie baisse réellement quand on prend sa retraite. Un actif sur 2 anticipe une retraite insuffisante, surtout chez les femmes. Dans la réalité, moins d’un retraité sur 2 estime avoir un niveau de retraite suffisant.

Ce qui me frappe c’est que 12% des actifs français connaissent le montant de leur future retraite.

En fait, le montant de leur retraite est le plus élevé d’Europe, mais il reste insuffisant à couvrir leurs besoins. (Ressource moyenne : 1764 Euros – Besoins : 2000 euros)

Dans le monde américain, on pense à sa retraite dès que l’on sort du Collège – On est supposé la planifier pendant toute sa vie...

27 mars 2006

Le cout des maladies des seniors

Assez souvent les baby/papy boomers ont la chance d’avoir encore leurs propres parents seniors, qui ont dans les 80/90 ans.

80/90 ans, c’est l’age où les grosses et sales maladies des seniors deviennent fréquentes et où les boomers doivent faire face à des urgences : la maman qui se casse le col du fémur, le papa qui vit de plus en plus mal son Alzheimer....

En urgence, il faut trouver l’hôpital qui va pouvoir les accueillir, trouver le meilleur centre de rééducation, s’y retrouver dans le fatras des papiers médicaux, des clauses d’assurances...

Bien souvent les parents sont loin, et même quand on se relaie avec ses frères et soeurs, tout devient compliqué et stressant. On passe des heures au téléphone, on prend des jours pour aller voir ses parents et faire des démarches, on doit parfois s’interrompre pendant plusieurs semaines quand un de ses parents est sur le point de partir.

Les employeurs le savent bien. Aux Etats Unis, chaque année, de l’ordre de 20 Million de personnes travaillant sont également en charge, totalement ou partiellement de membres de leur famille. Et ça a coûté, en 2005, $ 29 billion en journées perdues, en frais de remplacement de personnes, en journées écourtées.

C’est très cher et, la démographie des seniors aidant, ce sera de plus en plus cher, surtout que les boomers vont partir en retraite de plus en plus tard.

Seulement 6% des entreprises ont des politiques écrites concernant les absences pour parents âgés.

Certaines d’entre elles ont mis sur pied des services qui prennent en charge un certain nombre de démarches ou qui ont des référents sélectionnés à qui on peut faire appel.

N’y a-t-il pas là un produit pour seniors qu’une société d’assurances peut concevoir et mettre sur le marché ?Ce serait fort utile pour les boomers et leurs employeurs.

20 mars 2006

Les couts medicaux des seniors

Un de mes clients m’a demandé les opportunités de marchés, liées au vieillissement, dans le domaine des assurances.

Je suis donc en pleine recherche sur le sujet et suis tombée sur une étude, publiée la semaine dernière par Fidelity.

Ceux qui sont de la partie connaissent le professionnalisme de Fidelity. Les résultats de

l’étude peuvent donc être considérés comme fondés.

L’étude porte sur les coûts médicaux des personnes de 65 ans+ aux US. N’y sont pas inclus les soins dentaires, ni les coûts médicaux des personnes dépendantes.

Autre facteur : l’étude considère les besoins entre 65 et 85 ans. On doit donc y rajouter les coûts médicaux après 85 ans, ce qui est presque jeune maintenant, avec le rallongement de la vie.

Et bien, on arrive à la somme astronomique de $ 200,000 !

C’est énorme ! $ 200,000 sur 20 ans – Ca fait quand même $10,000 par an.

Il faut donc trouver des solutions.

Une des solutions est d’avoir une vie saine et équilibrée, ce qui diminue les risques de maladies, comme celles liées à l’obésité ou à l’hypertension.

L’autre solution est une panoplie de contrats d’assurance, à souscrire quand on est encore jeunes, tels que le « long-term care insurance » ou « catastrophic health insurance plan ».

Ce qui me ramène à ce qui se passe en France et ce refus de la précarité. Le vieillissement et la maladie sont des états de précarité par excellence, où l’égalité n’existe pas.

La couverture sociale, un jour ou l’autre, ne pourra plus fonctionner comme avant et il deviendra impératif de se couvrir par des contrats d’assurance adaptés.

Qu’en pensez vous ? des idées sur le sujet ?